Guide du spectateur - Longue piste

Patinage de vitesse sur longue piste

Les concurrents sont jumelés et patinent, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sur une piste de 400 m dans des couloirs délimités. À chaque tour de piste, les patineurs changent de couloir afin d'égaliser la distance parcourue. Si les deux patineurs arrivent en même temps à la zone de changement, le patineur qui passe du couloir extérieur au couloir intérieur possède la priorité. Les quatre distances suivantes sont parcourues dans la plupart des compétitions — 500, 1 500, 3 000 et 5 000 m pour les dames et 500, 1 500, 5 000, et 10 000 m pour les hommes.

Les paires sont déterminées la veille de la première course par un tirage au sort fait par les officiels. Règle générale, les patineurs sont regroupés, selon les performances antérieures, en deux groupes de 16 patineurs mais, occasionnellement, des groupes de 8 ou 12 peuvent être utilisés. Un tirage au sort décide l'ordre de départ pour chaque groupe et le couloir pour chaque patineur. Des tirages ont lieu pour chaque course. Règle générale, les patineurs du premier groupe, ou les patineurs les plus rapides, s’exécutent en premier. Le patineur dans le couloir intérieur doit porter un brassard blanc et le patineur dans le couloir extérieur un brassard rouge.

Les patineurs courent contre la montre et les temps pour chaque course sont convertis en un système de points connu sous le nom de « Pointage cumulatif ». Le classement de chaque patineur est basé sur sa performance sur une distance donnée. Les points pour une course de 500 m sont déterminés par le temps (en seconde) du patineur. Par exemple, si un patineur couvre la distance en 37,65 secondes, il aura 37,650 points. Afin que chaque distance contribue également au total, le temps du patineur est converti en secondes et est divisé par le nombre de multiples de 500 m dans l'épreuve. Les résultats finaux sont déterminés en additionnant les points de chaque patineur pour les quatre distances parcourues. Le gagnant dans la compétition au combiné est celui avec le moins de points.

Officiels

C'est l'officiel en chef qui est l’arbitre lors des compétitions. Il surveille le tirage au sort des paires, décide à l’avance du moment nécessaire pour refaire la surface de la glace, suit les courses et s'assure du bon déroulement de la compétition. Parmi les autres officiels, on retrouve le starter, qui voit à ce que tous les compétiteurs prennent un bon départ; les chronométreurs, qui sont là en cas de panne du système de chronométrage électronique; les juges, qui déterminent la place de chaque participant à la ligne d'arrivée; et les préposés à la piste, qui remettent en place les cônes délimitant les couloirs et guettent les infractions éventuelles aux règlements. Le compteur de tours comptabilise le nombre de tours de piste restant dans chaque épreuve et l'indique aux patineurs. Il doit aussi sonner une cloche au début du dernier tour. Le compilateur comptabilise les résultats de la course et établit le classement définitif quand toutes les paires ont patiné. Le signal de départ est très simple. À l’annonce « Patineurs à la ligne », les patineurs s'approchent. Au commandement « Prêts », ils se mettent en position de départ. Les deux patineurs doivent rester immobiles pendant une à une seconde et demie avant que le coup de feu soit donné.

Règlements

Les patineurs ont droit à un faux départ; s’ils sont responsables d’un second faux départ, ils sont disqualifiés. En entrant dans un virage, un patineur peut traverser la ligne de couloir, mais le patin qui glisse, celui qui soutient le poids du patineur, doit demeurer à l'extérieur des cônes. Les patineurs doivent effectuer un changement de couloir à chaque tour de piste. Lorsque les deux patineurs sortent du virage en même temps, le patineur qui passe du couloir extérieur au couloir intérieur a la priorité car sa vitesse est plus grande.

Épreuve du départ en groupe

L'épreuve de départ en groupe a été sanctionnée en tant qu'épreuve officielle olympique lors du printemps 2015. Les hommes et les femmes compétitionnent séparément avec jusqu'à un maximum de 24 athlètes sur la ligne de départ ensemble pour compléter 16 tours (6400m). Il y a trois tours de sprint où les compétiteurs peuvent obtenir des points, soit à la fin du quatrième, huitième et 12e tours. À la fin de la course, les athlètes qui franchissent la ligne d'arrivée parmi les trois premières montent sur le podium. Ceux qui finissent de la quatrième position à la dernière sont classés selon les points accumulés et leur temps final, respectivement dans cet ordre.

Pour des raisons de sécurité, un équipement spécial est requis dans l'épreuve du départ en groupe. Un casque, des combinaisons ou sous-vêtements résistants aux coupures, des protèges tibia, des gants en cuir en résistants aux coupures ainsi qu'une protection au cou et aux chevilles résistante aux coupures. Les compétiteurs doivent également utiliser des lames qui doivent être arrondies avec un rayon de 1 cm. Au Canada, une protection des yeux est également obligatoire.

Le fair-play est le règlement de base. Les patineurs ne doivent pas faire de l'obstruction sur les autres compétiteurs ou créer des situations dangeureuses lors de la course. Les compétiteurs qui sont rattrapés par le meneur doivent arrêter leur course immédiatement. Si une collision survient lors du premier tour et comprend au moins six patineurs, la course sera arrêtée et il y aura un nouveau départ.

L'entraîneur

Les entraîneurs travaillent en étroite collaboration avec les patineurs pendant les courses, surtout les courses de longue distance. Ils utilisent alors des fiches de temps préparées à l'avance pour aider les patineurs à conserver une moyenne de temps constante par tour. Avant d'entreprendre une course, chaque patineur établit le temps qu'il devrait pouvoir réaliser en fonction des conditions météorologiques, de l'état de la glace, de ses capacités physiques et du temps réalisé par ses adversaires.

Le secret pour une bonne performance est de patiner chaque tour approximativement à la même vitesse. La comparaison entre les temps intermédiaires — relevés chaque fois que le patineur franchit la ligne d'arrivée — et le temps inscrit sur la fiche permet à l'entraîneur de déterminer la performance relative du patineur. Les entraîneurs se tiennent généralement à côté de la piste, près de l'entrée de la ligne droite opposée, et communiquent verbalement le temps par tour réalisé, visuellement avec un petit tableau avec des chiffres et avec des signes de la main. Les patineurs chevronnés sont alors en mesure de déterminer ce que cela représente en temps global.

Technique

Dans les épreuves de patinage de vitesse, la force du patineur est maximisée s’il adopte la position accroupie qui réduit la résistance de l’air. Plus le patineur s’accroupit, plus il peut étendre la jambe sur le côté durant la poussée et ainsi prolonger la période de temps où la force est appliquée sur la glace.

Avec les patins à lame fixe classique, le patineur de vitesse qui possède une bonne technique ne fait pratiquement pas de bruit, sauf au départ, car la poussée provient du centre de la lame et non de son extrémité. Les nouveaux patins clap permettent au patineur de pousser avec leurs orteils, utilisant ainsi les muscles du mollet plus efficacement. Par conséquent, ils génèrent plus de vitesse. Les patins clap empêchent la pointe du patin de pénétrer la glace, ce qui diminue la friction; plusimportant, les lames demeurent plus longtemps en contact avec la glace.

La plupart des patineurs adoptent une position de départ qui permet de distribuer leur poids également entre les deux patins. Le pied avant est ouvert, formant un angle de 90° avec la ligne. Le pied arrière est parallèle à la ligne de départ de façon à ce que la poussée initiale soit la plus puissante possible. Certains patineurs prennent le départ de façon à ce que la poussée initiale soit la plus puissante possible, tandis que d’autres partent en patinant, s’efforçant d’obtenir une poussée et une extension des jambes maximales. Quelle que soit la technique, tous les patineurs recherchent une douce transition despoussées vers l’arrière du départ, aux longues poussées pleines et efficaces vers le côté du patinage de vitesse.

Équipment

La lame mesure entre 38 et 45 cm de longueur et environ 1,25 mm d’épaisseur. Elle est faite d’acier en carbone trempé, et elle est beaucoup moins courbée que celle d’un patin conven-tionnel, ce qui permet au patineur de glisser longtemps. La lame du patin clap est mobile au talon. Elle est retenue par un ressort fixé sous la plante du pied qui permet à la lame de revenir à sa position initiale.

Les lames des patins de vitesse sont aiguisées à la main selon un procédé qui demande de 15 à 20 minutes la paire. Pour donner le maximum d’efficacité durant la poussée, les bords de la lames doivent être exactement à angle droit. Avec l’utilisation, la lame s’arrondit, diminuant ainsi la traction de la poussée. Un patineur d’élite aiguisera ses patins après toutes ses courses.

La bottine du patin de vitesse est faite d’un cuir qui moule le pied comme un gant. La seule partie rigide de la bottine est le talon, renforcé pour assurer une plus grande stabilité. Certains patineurs utilisent maintenant une bottine similaire à celle de courte piste qui se caractérise par une semelle moulée en fibre de verre. Le haut de la bottine est moins rigide que celle du patin de courte piste et elle est moins haute à la cheville. Certains patineurs préfèrent ne pas porter de chaussettes dans leurs patins de façon à mieux sentir le contact du patin avec la glace.

Pour diminuer la résistance de l’air, les patineurs portent une combinaison collante (lycra) monopièce munie d’un capuchon ainsi que d’anneaux aux pouces. Des matériaux aérodynamiques hautement spécialisés sont utilisés dans des endroits stratégiques sur la combinaison. De plus, la majorité des patineurs portent des lunettes pour améliorer la visibilité ou empêcher la formation de larmes causées par le vent.