Morrison, Makowsky et Giroux se battront pour l’or
L’équipe féminine stoppée en quarts de finale

Richmond (Sportcom) – L’équipe canadienne masculine de poursuite composée de Denny Morrison (Fort St.John, C.-B.), Lucas Makowsky (Regina) et Mathieu Giroux (Pointe-aux-Trembles, Qué.) s’est assurée d’une médaille olympique, vendredi, en se qualifiant pour la finale de samedi où ils seront opposés aux Américains.

À l’épreuve féminine, Kristina Groves (Ottawa), Christine Nesbitt (London, Ont.) et Brittany Schussler (Winnipeg) ont raté leur billet pour la demi-finale par seulement 5 centièmes de seconde en étant devancées par la formation américaine.

Deux records olympiques pour les Canadiens

En quarts de finale, Morrison, Makowsky et Giroux ont été plus rapides que les Italiens, champions olympiques en titre, en établissant un record olympique (3 :42,38). Une fois en demi-finale, alors qu’il patinait contre la Norvège, le trio canadien a une fois de plus réécrit le livre des records des Jeux en abaissant sa marque à 3 :42,22.

Entre les deux courses, Morrison et Giroux ont dû passer un test antidopage parce qu’ils avaient établi un record olympique. Cette pause imprévue n’a toutefois pas semblé les déconcentrer.

« Nous avons fait deux très bonnes courses aujourd’hui (vendredi) en réalisant deux records olympiques. Nous sommes trois patineurs forts qui travaillons bien ensemble et ça nous donne beaucoup de confiance pour la suite des choses », a indiqué Makowsky.

Morrison a pour sa part utilisé l’analogie automobile pour décrire le travail d’équipe qui est primordial dans cette épreuve. « C’est comme dans un moteur de voiture : il faut que tous les pistons fonctionnent, parce que si ce n’est pas le cas, ça ne marchera pas. »

Selon Giroux, la force du Canada s’explique parce que ses athlètes sont des spécialistes des épreuves de fond.

« Notre force est que nous sommes tous capables d’aller vite comme si nous faisions un 5000 m, alors que les autres équipes sont des mélanges de sprinters et de spécialistes des courses d’endurance. Nous avons seulement appliqué les stratégies que nous avions au départ et tout a fonctionné. Une médaille est assurée et nous allons y aller pour l’or. C’est très important pour nous, car le Canada peut finir au premier rang du plus grand nombre de médailles d’or aux Jeux. »

À 5 centièmes de seconde de la demi-finale

À l’épreuve féminine, Kristina Groves, Christine Nesbitt et Brittany Schussler auraient souhaité une fin différente. Même si leur chrono de 3 :02,24 a été le troisième meilleur de la ronde des quarts de finale, il n’a pas été suffisant pour devancer l’équipe américaine qui a complété les six tours de piste en 3 :02,19.

« Perdre par 5 centièmes de seconde, c’est vraiment peu. Nous ne savions pas que c’était si serré et c’est de notre faute. C’est un coup dur, a reconnu Kristina Groves. C’est une journée de surprises où les trois équipes favorites ont été éliminées, tout comme l’équipe masculine des Pays-Bas. Nos relais étaient bons et c’est du côté de notre tactique où nous avons fait des erreurs. »

Après sa course, l’équipe féminine est restée au centre de l’anneau pour encourager l’équipe masculine. Samedi, elle patinera en finale C contre les représentantes des Pays-Bas.

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Rédaction : Sportcom pour Patinage de vitesse Canada