Graeme Fish établit un nouveau record du monde du 10 000m en route vers le titre de champion

 

Bloemen termine deuxième au 10K; les Canadiennes raflent le bronze en poursuite par équipes

SALT LAKE CITY, É.-U. - Graeme Fish trône au sommet du monde après s'être emparé de la médaille d'or dans le 10 000m des Championnats du monde de distances individuelles de l'ISU, vendredi, à Salt Lake City. Ce faisant, il a établi un nouveau record du monde de 12:33,868, rééditant la marque que son coéquipier actuel Ted-Jan Bloemen avait enregistrée en 2015. Bloemen a lui aussi décroché une médaille dans cette distance, vendredi – l'argent – tandis que les Canadiennes ont filé vers le bronze en poursuite par équipes.

Fish, un athlète de 22 ans né à Moose Jaw, Sask., qui en est seulement à sa deuxième année à temps plein sur le circuit international, a enregistré des temps par tour constants, ceux-ci s'élevant de 29,5 à 30,3 secondes, au fil de ses 25 tours sur l'anneau de glace. Son rythme on ne peut plus rapide lui a permis de retrancher près de deux secondes et demie à l'ancien record du monde et 12 secondes à son précédent record personnel. Fish a par ailleurs écrit l'histoire en devenant le premier patineur non-néerlandais à se voir couronner champion du monde du 10 000m. 

Bloemen était dans la dernière paire du 10 000m face au spécialiste néerlandais des distances de fond Patrick Roest et il s'est cramponné pour finir en deuxième place avec un temps de12:45,010, devant l'Allemand Patrick Beckert.

Ivanie Blondin, Isabelle Weidemann et Valérie Maltais ont établi un nouveau record canadien s'élevant à 2:53,628 en poursuite par équipes chez les femmes, ne terminant que derrière les formations du Japon et des Pays-Bas pour ainsi obtenir la médaille de bronze. Les Japonaises ont établi un nouveau record du monde en plus de rafler l'or, avec un temps de 2:50,766.

C'est une première médaille en carrière aux Championnats du monde de distances individuelles pour Weidemann et Maltais, et une première en poursuite par équipes pour Blondin. Leur chrono a effacé la marque canadienne établie en 2009 par Christine Nesbitt, Kristina Groves et Brittany Schussler.

Laurent Dubreuil (Lévis, Qué.) a été le meilleur athlète canadien au 500m, lui qui a pris la sixième place en 34,123. Gilmore Junio (Calgary, Alb.) et Alex Boisvert-Lacroix (Sherbrooke, Qué.) ont fini 11e et 17e respectivement chez les hommes, tandis que Heather McLean (Winnipeg, Man.) et Marsha Hudey (White City, Sask.) ont pris la 14e et la 20e place au 500m féminin.

Les Championnats du monde de distances individuelles de l'ISU se poursuivront samedi avec le 5000m féminin, la poursuite par équipes chez les hommes et l'épreuve du 1000m autant chez les hommes que les femmes. Les courses seront webdiffusées en direct à CBC Sports à compter de 14h30 HE.

COMMENTAIRES

« C'est une sensation incroyable. Je savais durant la course que j'avais une opportunité d'y aller le tout pour le tout, mais je suis tellement content d'avoir réussi à faire en sorte que ça se concrétise. Ted m'a donné un soutien formidable après la course, et j'ai pu aller enlacer ma mère et mon père tout de suite après. Tout le monde me félicite. C'était ma journée aujourd'hui. »

– Graeme Fish

« C'est une sensation incroyable d'obtenir une première médaille des Championnats du monde avec ces coéquipières. Ça fait longtemps que nous attendions ce moment ; nous avons souvent fini en quatrième place en poursuite par équipes. Nous avons travaillé vraiment fort pour nous rendre jusqu'ici. Nous savions qu'il fallait bien patiner aujourd'hui et qu'il fallait aller sur la glace pour faire ce que nous sommes capables de faire. Je suis vraiment fière de cette équipe et des progrès qui ont été faits. »

– Ivanie Blondin

« C'était un privilège de savoir au départ de la course, aujourd'hui, que c'était possible pour nous d'accéder au podium. Nos attentes étaient élevées. Quand on se retrouve sur la ligne de départ, on sait ce qu'on a à faire. Je suis plus nerveuse quand je me prépare pour la course, puis je ressens vraiment le stress quand je me dirige vers la ligne de départ avec les filles. Je fais juste penser, 'C'est correct, elle est à nous celle-là!' »

– Valérie Maltais