La Néo-Brunswickoise Courtney Sarault couronnée vice-championne du monde en courte piste

Sarault rafle le bronze au 1000m et termine deuxième au classement général ; Charles Hamelin rate le podium au général et finit sixième

DORDRECHT, PAYS-BAS – Courtney Sarault a écrit une nouvelle page d'histoire, dimanche, quand elle est devenue seulement le deuxième athlète originaire du Nouveau-Brunswick – et seulement la cinquième femme de l'extérieur du Québec – à accéder au podium du classement général aux Championnats du monde de patinage de vitesse courte piste de l'ISU. La patineuse de 20 ans a mis la main sur la médaille de bronze au 1000m et aterminé la compétition en tant que vice-championne du monde.

Au moment d'amorcer la Super-finale du 3000m, Sarault (Moncton, N.-B.) était deuxième au classement général provisoire avec 37 points, six points devant la patineuse classée troisième, l'Italienne Arianna Fontana (31), en vertu d'une médaille d'argent remportée samedi au 1500m et de sa médaille de bronze au 1000m. Elle a complété la longue course en 5:21,773, devant Fontana, ce qui lui a permis de décrocher la médaille d'argent au général.

La superstar néerlandaise Suzanne Schulting a couronné une fin de semaine parfaite, au cours de laquelle elle a remporté l'or dans chacune des trois distances individuelles ainsi que le relais, en remportant le 3000m pour ainsi être couronnée championne du monde pour la deuxième fois de carrière (136 points). Elle a été accompagnée sur le podium du classement général par Sarault (58), qui en était à sa première médaille du genre, et Fontana (39), qui a obtenu la quatrième médaille de sa carrière.

Le titre de vice-championne du monde permet à Sarault de devenir seulement la cinquième femme canadienne de l'extérieur du Québec à accéder au podium du classement général des Championnats du monde, après Eden Donatelli de la Colombie-Britannique (1990), Cathy Turnbull (1979, 1980) et Brenda Webster de la Saskatchewan (1977), ainsi que Kathleen Vogt de l'Alberta (1976, 1977). Elle rejoint par ailleurs Mark Lackie (1989) au rang des seuls athlètes du Nouveau-Brunswick à avoir foulé le plus prestigieux podium à l'enjeu au patinage de vitesse courte piste. 

Plus tôt dans la journée, Sarault a mis la main sur sa deuxième médaille à ces Championnats du monde en s'emparant du bronze au 1000m. Elle a étendu la jambe à la ligne d'arrivée pour devancer la Néerlandaise Selma Poutsma et mériter le bronze au photo-finish, avec un temps de 1:27,470, soit seulement 0,025 seconde de mieux que son adversaire, qui a dû se contenter de la quatrième place. Le podium a été complété par la Néerlandaise Schulting, la médaillée d'or, et la Belge Hanne Desmet, la médaillée d'argent.

Après avoir été couronné champion du monde du 1500m, samedi, le vétéran patineur de l'équipe nationale Charles Hamelin a entrepris la dernière journée de la compétition en visant une place sur le podium au classement général. Malheureusement, même s'il a été dans la course jusqu'à la toute fin, l'athlète de 36 ans a raté son objectif de peu, alors qu'il a complété les 17e Championnats du monde de sa carrière au sixième rang au général.

Le patineur de Sainte-Julie, Qué., a dû se contenter d'une décevante cinquième place dans sa demi-finale du 1000m, mais il a sauvé la mise en terminant premier de la finale B, ce qui lui a donné la sixième place en tout dans cette distance et lui a permis de récolter de précieux points.

Il a amorcé la Super-finale du 3000m classé quatrième au général avec 39 points, à égalité avec le Russe Semen Elistratov. Sauf qu'une septième place dans cette course n'a pas suffi pour lui donner une place de choix dans le haut d'un tableau fort achalandé. Il a fini la compétition avec 41 points, à seulement trois points de l'éventuel médaillé de bronze, Elistratov.

Le Hongrois Shaoang Liu a été couronné champion du monde (60 points) pour la première fois de sa carrière. Il a été accompagné sur le podium du classement général par son frère, Shaolin Sandor Liu (55), ainsi que par le Russe Elistratov (44).

Maxime Laoun (Montréal, Qué.) et Steven Dubois (Lachenaie, Qué.) étaient aussi en lice, dimanche, mais n'ont pas réussi à se rendre au-delà des quarts de finale du 1000m pour ainsi finir respectivement 16e et 19e dans cette distance. De son côté, Florence Brunelle (Trois-Rivières, Qué.) a remporté sa course de classement du 1000m plus tôt dans la journée, ce qui lui a valu la 21e place dans cette distance.

Les résultats ont également été mitigés du côté des relais canadiens. L'équipe masculine composée de Laoun, Dubois, William Dandjinou (Verdun, Qué.) et Jordan Pierre-Gilles (Sherbrooke, Qué.) a remporté la finale B, ce qui lui a valu la cinquième place au classement général. La formation féminine regroupant Brunelle, Alyson Charles (Montréal, Qué.), Danaé Blais (Châteauguay, Qué.) et Claudia Gagnon (La Baie, Qué.) a également terminé au premier rang de sa finale B, mais les patineuses canadiennes ont malheureusement été pénalisées, ce qui a eu pour effet de les reléguer au huitième rang du classement.

Le Canada conclut donc les Championnats du monde de courte piste de l'ISU 2021 avec une récolte de quatre médailles, incluant la médaille d'argent au classement général de Courtney Sarault et le titre de champion du monde du 1500m pour Charles Hamelin.

Résultats

  • Courtney Sarault (Moncton, N.-B.): 2e au général, 3e au 1000m, 2e en Super-finale du 3000m
  • Charles Hamelin (Sainte-Julie, Qué.): 6e au général, 6e au 1000m, 7e en Super-finale du 3000m
  • Maxime Laoun (Montréal, Qué.): 11e au général, 16e au 1000m
  • Florence Brunelle (Trois-Rivières, Qué.): 14e au général, 21e au 1000m
  • Steven Dubois (Lachenaie, Qué.): 16e au général, 19e au 1000m

Ce qu'ils ont dit

  • « Je suis devenue vraiment émotive à la fin de mon 3000m quand le classement final a été affiché. J'ai alors réalisé que j'étais deuxième au général et les larmes ont commencé à couler. Je pleurais et je n'arrivais pas à me contrôler. C'est une sensation qui est vraiment difficile à expliquer. Dans mon coeur, j'y allais pour le podium [ceweek-end]. Je ne savais pas sur quelle marche du podium j'aboutirais, mais je suis vraiment fière de moi et de la façon dont j'ai géré mes courses. » – Courtney Sarault
  • « Si je remonte à 2018 [quand j'ai accédé au podium aux Championnats du monde juniors], je peux dire que ç'a été les montagnes russes depuis. Il y a eu tellement de hauts et de bas, et des choses que je n'aurais jamais cru avoir à affronter. Il y a tellement de choses qui peuvent arriver en quelques années seulement. Je pense qu'en 2018, c'est la première fois que j'ai réalisé que je pouvais être assez dominante à l'échelle mondiale et à partir de ce moment-là, je me suis mise dans la tête que j'allais être là, au sommet mondial. Mais je ne pense pas que la personne que j'étais à 18 ans aurait pu jamais s'imaginer que tout ceci allait arriver. » – Courtney Sarault

  • « Je veux être quelqu'un dont les gens peuvent s'inspirer comme exemple et le fait d'avoir quelqu'un de sa propre province, de sa propre région, ça montre que toutes les petites filles et les petits garçons qui sont là en ce moment peuvent vraiment réaliser de belles choses si c'est ce qu'ils ont en tête de faire. Ça n'a aucune importance d'où tu viens, en autant que tu crois en toi. Je suis vraiment fière de dire que je vais peut-être inspirer des gens qui ne sont pas du Québec, mais j'espère que je vais aussi inspirer les gens du Québec . Surtout les filles et les garçons des petites villes qui ont de grands rêves comme moi j'en avais. » – Courtney Sarault

  • « Je ne peux pas dire que c’était une journée incroyable. Mais sixième au monde en ce moment, avec le contexte que je suis, je le prends avec grand plaisir. C’est sûr que j’aurais aimé avoir des meilleurs résultats dans mon 500m et mon 1000m. Je pense que c’étaient vraiment des circonstances plates qui ont fait en sorte que je n’ai pas fait les finales dans ces deux distances. Je ne me suis jamais senti aussi bien dans les dernières années que je me sentais en ce moment aux Mondiaux, et je ramène à la maison le titre de champion du monde au 1500m, donc c’est vraiment quelque chose quand même incroyable pour moi. » - Charles Hamelin

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