Portrait d'ancienne: Anastasia Bucsis

Nous sommes fiers de mettre en vedette la double olympienne Anastasia Bucsis, qui nous parle du rôle important que joue la visibilité LGBTQ + pour aider à créer un environnement sportif sécuritaire et accueillant. 

« On ne sait jamais quel enfant va avoir besoin d'entendre qu'il ou elle est important ou importante, peu importe son orientation ou son expression sexuelle. » – Anastasia Bucsis, au sujet de l'importance de la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie

 Biographie

  • Sport: Longue piste
  • Née le: 30 avril 1989
  • Ville d'origine: Calgary, Alberta
  • Jeux olympiques: Vancouver 2010, Sotchi 2014

Anastasia Bucsis est une spécialiste du sprint qui a disputé le 500m à deux présentations des Jeux olympiques, soit Vancouver 2010 (34e) et Sotchi 2014 (28e). Elle a fait ses débuts à l'échelle internationale en 2009-2010 quand elle s'est qualifiée pour sa première Coupe du monde et elle a ensuite pris part à trois Championnats du monde de distances individuelles et deux Championnats du monde de sprint au fil de sa carrière d'une durée de neuf ans.

Après qu'elle eut pris sa retraite du patinage de vitesse en 2017, Anastasia a rejoint les rangs de l'équipe de CBC Sports en tant qu'animatrice et analyste sur différentes plateformes. Elle a lancé la populaire baladodiffusion Player's Own Voice, où elle vise de réaliser des entrevues avec des athlètes de classe mondiale en faisant d'abord ressortir leur côté humain, puis leur nature sportive en second lieu. Elle a par ailleurs gardé ses liens avec le monde du patinage de vitesse en offrant ses analyses des courses à l'occasion des émissions Road to the Olympic Games à CBC.

Anastasia défend avec passion des causes comme la santé mentale et la lutte contre l'homophobie. À l'approche de Sotchi 2014, elle a a publiquement fait connaître son opposition aux lois anti-LGBTQ+ en Russie et elle a disputé les Jeux à titre de seule athlète d'Amérique du Nord à avoir fait publiquement connaître son orientation sexuelle. Elle a participé à plusieurs documentaires sur le sujet et elle a récemment été mise de l'avant dans le livre pour enfants intitulé Proud to Play par Erin Silver, où l'auteure raconte les histoires d'athlètes et d'entraîneurs olympiques LGBTQ+ dans le but de donner aux enfants des modèles à suivre et leur montrer qu'ils sont à leur place dans le monde du sport, peu importe les circonstances.

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Questions et réponses

Qu'est-ce qui t'as motivée à prendre ta retraite du patinage ?

  • Malheureusement, c'est une blessure au genou qui n'a jamais complètement disparu. La douleur persistante a effacé tout le plaisir et la liberté que je ressentais en patinant, et j'ai dû prendre ma retraite plus tôt que prévu. Pour plaisanter, j'ai surnommé l'événement « Liberté 27 ». 

Quel aspect de la vie à titre de membre de l'équipe nationale te manque le plus ?

  • Les amitiés. La compétition. J'adorais disputer des courses. Les petits moments ordinaires durant les déplacements, quand tu t'ennuies à l'hôtel, me manquent. Quand tu prends ta retraite, tu réalises que ces moments-là ont été le plus beaux de ta vie. C'est cliché de le dire, mais les « papillons » que les athlètes ressentent avant une compétition – bien qu'on se sente mal dans l'instant présent –, ce sont exactement là le genre de choses qui te manquent quand tu as cessé de patiner.

Comment décrirais-tu ta nouvelle profession ?

  • Le deuxième amour de ma vie professionnelle (patiner en rond a été ma première).

Pourquoi as-tu choisi cette profession, quels sont les aspects que tu aimes le plus ?

  • Je savais depuis l'école secondaire que je voulais travailler dans les médias. J'ai toujours aimé connecter avec les gens, ça m'intéresse de connaître ce qu'ils ont à raconter, je suis curieuse. 

Quel aspect de ta carrière sportive t'a aidée à évoluer comme personne ou t'a aidée à affronter d'autres défis ?

  • À peu près tout. La capacité de gérer les hauts et les bas de la vie. La capacité de se laisser diriger. La capacité de rire de soi-même et de reconnaître qu'un échec n'est pas la fin du monde, et que tu peux essayer de nouveau le lendemain. J'essaie toujours d'avoir une 'approche de débutante' dans tout ce que je fais ; ça fait en sorte que la vie est amusante et ça me rappelle que tu n'es jamais trop vieille pour continuer d'apprendre.

Selon toi, à quel point la journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie est-elle importante pour toi et pour le sport en général ? 

  • C'est tellement important d'avoir de la visibilité, que les gens puissent raconter leurs histoires aux autres. On ne sait jamais quel enfant va avoir besoin d'entendre qu'il ou elle est important ou importante, peu importe son orientation ou son expression sexuelle. J'ai eu besoin d'entendre ce message quand j'étais jeune, et je pense que cette journée est une façon formidable d'aider à transmettre ce message-là.