Projet pilote de Leadership féminin: Q&A avec Cindy Klassen

Patinage de vitesse Canada acceptent présentement des candidatures pour le Projet pilote de Leadership féminin 2021-2022, une initiative emballante en matière d’égalité des genres qui permettra à cinq clubs de patinage de vitesse d’un peu partout au pays de mettre en place un programme d’entraînement adapté d’une durée de six semaines à l’intention des athlètes féminines de 12 à 16 ans qui en sont à leurs premiers pas en patinage de vitesse.

Les clubs qui désirent présenter leur candidature pour participer au projet pilote de Leadership féminin sont invités à le faire à l’aide du formulaire en ligne dont le lien se trouve ci-dessous. La date limite pour présenter une candidature est le 13 septembre.

Cette programmation ciblée sera livrée par des entraîneures locales, qui auront droit aux conseils et au mentorat de la sextuple médaillée olympique Cindy Klassen, la responsable du projet qui sera chargée de travailler de concert avec le personnel de Patinage de vitesse Canada pour organiser et superviser le programme.

Lisez les questions-réponses ci-dessous pour découvrir pourquoi Cindy Klassen voulait s'impliquer dans le projet pilote de leadership féminin, l'importance des entraîneures et des modèles féminins, et sa transition d'athlète de haut niveau à entraîneure.

Q&A

Dis-nous pourquoi tu voulais participer au projet pilote de Leadership féminin.

Je voulais m’impliquer dans le projet pilote de Leadership féminin pour de nombreuses raisons! Pour en nommer quelques-unes, disons que je sais que les filles abandonnent le sport à une fréquence plus élevée que les garçons, et j’espère que ce projet inspirera les jeunes filles et leur montrera à quel point le sport peut être amusant. J’espère que toutes les filles qui y participeront finiront par rester impliquées dans le sport, que ce soit comme athlète ou comme entraîneure. Je voulais aussi m’impliquer parce que je suis reconnaissante pour toutes les années que j’ai pu pratiquer mon sport et ce que ça m’a offert. J’espère avoir un impact positif dans la vie des filles participantes, et que ce projet aura un effet profond dans tous les aspects de leur vie.

Dis-nous pourquoi c’est important que les jeunes athlètes féminines aient des modèles et des entraîneurs de sexe féminin.

Quand les jeunes athlètes féminines ont des entraîneurs et des modèles de sexe féminin, je pense que ça les amène davantage à croire qu’elles peuvent faire la même chose! En 1998, nos équipes olympiques de patinage de vitesse masculin et féminin ont très bien fait, mais c’est en regardant les femmes, et tout particulièrement Catriona LeMay Doan et Susan Auch, que j’ai été vraiment inspirée et que ça m’a convaincue que j’allais être capable de patiner pour le Canada un jour, tout comme elles l’ont fait.    

Parle-nous d’un modèle féminin (une athlète, une entraîneure, une bénévole) qui a eu une forte influence sur ta carrière de patineuse de vitesse.

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs modèles féminins formidables, alors c’est difficile d’en choisir seulement une, mais quand je me suis installée à Calgary et accédé à l’équipe nationale, Moira Marshall (D’Andrea) était mon entraîneure et elle m’a tellement inspirée! Elle avait du vécu puisqu’elle avait été patineuse de vitesse pour les États-Unis aux Jeux olympiques, alors je l’admirais vraiment. J’ai tellement appris d’elle, mais ce qui a eu le plus d’impact sur ma carrière, c’est sa façon de croire en moi, c’est ce qui m’a vraiment donné espoir que je pourrais un jour devenir une olympienne à mon tour.

Parle-nous de la phase de transition que tu as vécue durant ton passage d’athlète de haute performance à entraîneure.

Quelques années après avoir pris ma retraite du patinage de vitesse, l’Association de patinage de vitesse du Manitoba m’a contactée pour me demander si ça m’intéressait d’être entraîneure aux Jeux du Canada en longue piste, et j’ai sauté sur l’occasion! Ce retour dans mon sport était important pour moi, et c’était vraiment spécial de pouvoir travailler dans ma province d’origine, là où ma carrière en patinage de vitesse a commencé.

Dis-nous quels sont les aspects de la profession d’entraîneure que tu aimes le plus.

Ce que j’aime le plus du travail d’entraîneure, c’est de voir le bonheur dans le visage d’une athlète quand elle a accompli quelque chose qu’elle visait de réussir. Ce peut être quelque chose comme patiner un certain nombre de tours de la bonne façon, établir un record personnel dans une course ou peut-être maîtriser un aspect technique, mais j’ai vite appris que c’est tellement gratifiant de regarder des athlètes aspirer à atteindre un objectif pour ensuite les voir afficher un grand sourire quand c’est réussi.