Projet pilote de Leadership féminin: Q&A avec Marianne St. Gelais

Patinage de vitesse Canada acceptent présentement des candidatures pour le Projet pilote de Leadership féminin 2021-2022, une initiative emballante en matière d’égalité des genres qui permettra à cinq clubs de patinage de vitesse d’un peu partout au pays de mettre en place un programme d’entraînement adapté d’une durée de six semaines à l’intention des athlètes féminines de 12 à 16 ans qui en sont à leurs premiers pas en patinage de vitesse.

Les clubs qui désirent présenter leur candidature pour participer au projet pilote de Leadership féminin sont invités à le faire à l’aide du formulaire en ligne dont le lien se trouve ci-dessous. La date limite pour présenter une candidature est le 13 septembre.

Cette programmation ciblée sera livrée par des entraîneures locales, qui auront droit aux conseils et au mentorat de la triple médaillée olympique Marianne St-Gelais, qui sera impliquée dans le projet dans un rôle d’ambassadrice. Elle cherchera à inspirer les patineuses et les entraîneures-cadres qui participent au programme au moyen d’une série de séances vidéo virtuelles.

Lisez les questions-réponses ci-dessous pour découvrir pourquoi Marianne voulait s'impliquer dans le projet pilote de leadership féminin, l'importance des entraîneures et des modèles féminins, et sa transition d'athlète de haut niveau à entraîneure.

Q&A

Dis-nous pourquoi tu voulais participer au projet pilote de Leadership féminin.

Le projet me parle puisqu’il s’adresse aux jeunes femmes. Parfois, pour foncer vers nos objectifs, nous avons besoin d’un petit coup de pouce. J’ai moi-même été guidé par de grandes femmes et l’impact a été majeur donc je redonne à mon tour.Dis-nous pourquoi c’est important que les jeunes athlètes féminines aient des modèles et des entraîneurs de sexe féminin.

Dis-nous pourquoi c’est important que les jeunes athlètes féminines aient des modèles et des entraîneurs de sexe féminin.

Aussi bête que ça puisse paraître, en tant que femme, il y a certaines choses que je partagent seulement avec ma mère et mes soeurs alors je pense que les jeunes filles ont cette confiance et confort de communiquer avec une femme. Il faut le reconnaître et le mettre de l’avant.

Parle-nous d’un modèle féminin (une athlète, une entraîneure, une bénévole) qui a eu une forte influence sur ta carrière de patineuse de vitesse.

Tania Vicent est certainement la femme qui a eu le plus d’impact sur ma carrière. J’ai eu la chance de la côtoyer dans son dernier cycle olympique en tant qu’athlète et maintenant elle agit comme mentor à distance.

Parle-nous de la phase de transition que tu as vécue durant ton passage d’athlète de haute performance à entraîneure.

Le « coaching » ne faisait pas partie de mon plan de carrière initialement. J’ai débuté tranquillement et se sont vraiment les jeunes et leur belle énergie qui m’ont interpellé. En bout de ligne, je donne des outils à des jeunes pour en faire de bons humains. S’ils deviennent olympiens tant mieux mais leur réussite va au-delà de leur performance, ma fierté ne se limite pas à un chiffre.

Dis-nous quels sont les aspects de la profession d’entraîneure que tu aimes le plus.

Ce que j’aime le plus du rôle d’entraîneur est le lien que je crée avec les jeunes athlètes. Au-delà de la performance, il y a ce lien de confiance hyper important que je valorise énormément